Pour illustrer une des faces des Bons d’échanges en CERS (coupons de 1 CERS, 2 CERS, 5 CERS, 10 CERS, 20 CERS),

Just’Echanges organise un concours « Dessinons le CERS » auprès des écoles du primaire du Grand Narbonne, du 14 avril au 25 avril 2014; les 5 dessins choisis sernt primés de 20 CERS chacun

 Eléments pratiques :

La taille du bon d’échange au final étant de 105mm X 75mm, les enfants pourront dessiner dans un rectangle de 210mm x 150mm (format A5) ; les dessins retenus seront ensuite réduits pour illustrer les bons d’échange

Pour être exploitables en image, les dessins seront plutôt faits aux crayons de couleur

Pour illustrer la monnaie locale CERS, les enfants pourront s’inspirer de :

« Conte-moi le CERS» (conte ci-dessous)CERS, Just'Echanges, 11, boussole, 4 valeurs

L’historique du mot CERS (Dieu Circius – voir ci-dessous)

– La boussole du CERS (vers : le respect, l’équilibre et le développement de l’humain, du  naturel, du local, du culturel

–  Les éléments de la nature du Narbonnais

– Formes/art graphique autour du mot CERS

Choix des dessins

– 5 dessins, permettant d’illustrer les 5 bons d’échange en CERS (de 1, 2, 5, 10, 20 CERS) seront sélectionnés par un jury composé de ­6 membres de l’association Just’Echanges.

–  Chaque dessin choisi par le jury pour figurer sur le Bon d’échange en CERS sera primé par 20 CERS

 Mode de participation :

–  Les participants au concours peuvent envoyer plusieurs dessins

–  Ils noteront derrière leurs dessins leur Prénom, Nom, Classe, instituteur, Ecole, Village

– Les dessins devront être remis avant le 26/04/2014 au soir à l’association Just Echanges, qui se chargera de les récupérer dans les écoles qui ont participé au concours.

– Néanmoins, dans le cas où des participants voudraient participer librement au concours, ils pourront envoyer par courrier leurs dessins annotés (Prénom, nom, adresse, représentant légal, n° de téléphone  et adresse postale) au siège de l’association Just’Echanges – 1 Rue des Passerelles – 11100 Narbonne

–   Tout participant concourt sous la responsabilité d’un adulte.

 Chaque participant déclarant être l’auteur du dessin soumis au concours reconnaît qu’il accepte, en le soumettant, de céder tout droit d’auteur ou autre relatif à l’utilisation de ce dessin

 Tous les participants donnent le droit et la permission aux organisateurs du concours, d’utiliser leurs propositions pour la monnaie locale à des fins promotionnelles dans tout média ou format actuellement en usage ou qui pourrait l’être ultérieurement, sans aucune forme de rémunération, permission ou avis.

(Les représentants légaux des enfants dont les dessins seront choisis seront appelés à signer cette permission totale).

La participation au concours implique l’acceptation sans réserve du présent règlement et la renonciation à tous recours à l’encontre des organisateurs et des ayants droits.

 Ce dossier comprend :

-Le présent règlement                                                                – page 1 et 2

– Le conte « Conte-moi le CERS »                            – page 3 et 4

– L’historique romain du CERS : le Dieu Circius   – page 5 et 6

– L’explicatif « Monnaie Locale du Narbonnais » – tract joint

– Le cadre à remplir pour assurer une bonne reproduction des dessins représentés – page 7

 

Les statuts de l’association Just’Echanges  et la Charte de la Monnaie Locale du Narbonnaispeuvent être téléchargés ou envoyés sur simple demande par voie de messagerie : just.echanges11@gmail.com

Conte-moi le CERS !

Il était une fois Cers le vent.

 Il se reposait sous un pin d’Alep , près de l’étang de Bages, épuisé par 12 jours de travail intense à repousser les nuages et combattre et l’air marin. Alors qu’il faisait des rêves d’oiseaux et de courses effrénées,  des bruits de pas et de branches cassées le réveillèrent.

Amandine, la fille d’un pécheur de Bages, cherchait des asperges sauvages et des fleurs de thym quand elle découvrit sous le gros pin penché le bel endormi. Elle admira ses longs cils noirs, sa chevelure bouclée entourant ses joues rondes et charnues, sa peau déjà bronzée pour la saison. Il respirait doucement, elle n’osait pas bouger mais ne put s’empêcher de s’approcher encore un peu.

Cers fit mine de dormir encore,  mais par ses yeux mi-clos, il observait l’intruse. Car il l’avait repérée Amandine et il riait des efforts de la jeune fille pour se faire discrète.

D’un seul coup il se leva et sauta près de la cueilleuse. De la frousse, elle en perdit toute sa récolte patiemment amassée. Cers partit d’un grand rire ; fier de sa blague, il se moqua gentiment de la mine mi-figue mi-raisin d’Amandine.

–          « C’est malin, voilà que toute ma cueillette est par terre, maintenant… »

–          « Allez, ne boude pas, je vais t’aider à tout ramasser et si tu veux, je te montrerai aussi les meilleurs coins pour tes prochaines cueillettes. »

–          « Tu es d’ici ? Je ne t’avais jamais vu dans la région !»

–          « D’ici et de là-bas, je vais là où le Vent me mène » dit-il évasif

Les deux jeunes gens faisaient connaissance, Cers visiblement sous le charme de la jeune fille en oubliait sa fatigue. Amandine fascinée par cet étranger qui connaissait si bien son pays, ne voyait pas le temps passer. Le soleil se couchait déjà derrière le mont St Victor quand elle se rendit compte qu’elle avait passé tout l’après-midi à bavarder avec le mystérieux Cers.

–          « Il va bientôt faire nuit, il faut que je rentre, mon père va s’inquiéter »

–          « Retrouve moi ici demain si tu peux, je t’attendrai » lui dit Cers en lui donnant une fleur de romarin

Le lendemain, Amandine expédia ses taches et courut sous le Pin penché au bord de l’étang avec dans l’estomac un nœud d’angoisse : et s’il n’était pas là ?

Mais Cers était là, et les jours suivants également. Les deux jeunes gens ne se quittaient plus. Il l’aidait dans son travail, ce qui leur laissait du temps pour bavarder tant et plus.

Mais voilà, Cers lui, ne faisait pas le sien. Il ne voulait plus partir, ni manquer un rendez-vous avec Amandine.

 Son rival, le Marin, ne rencontrait plus de résistance et s’en donnait à cœur joie. Les nuages, l’air humide et la brume avaient pris possession de tout le Narbonnais.

 Un jour qu’ils se baladaient entre Peyriac et Bages, ils entendirent Jules, le vieux pécheur de Bages qui appelait Cers :

–          « Cers, Cers, où es-tu ? Cers, Cers, reviens ! Nous avons besoin de toi !

–          « Tu connais le vieux Jules ? » dit Amandine étonnée

–          « Oui, chut, cache-toi » lui répliqua Cers

–          « Cers, Cers, écoute-moi, Cers c’est terrible, voilà plus de trois semaines qu’on te réclame, le Vent Marin nous rend fou, reviens !  Cers, écoute-moi, les pécheurs de Port la nouvelle ne sortent plus en bateau car la mer roule ses vagues jusque dans le port, il n’y a plus de poisson. Les vagues emportent les plages, si ça continue, on ne pourra pas accueillir les touristes cet été. Le boulanger se lamente, car son pain devient mou une heure après la sortie du four.

Cers, il faut que tu reviennes, les vignerons n’osent plus tailler leur vigne car ils se font attaquer par les moustiques. Les gens n’échangent plus rien, les magasins sont vides.

Le marin nous rend fous, il faut que tu reviennes. Chasse les nuages, chasse les moustiques, rends-nous le soleil, rends-nous la prospérité.

–          « C’est à toi qu’il s’adresse ? comme si tu y pouvais quelque chose ! Cers pourquoi fais-tu cette tête ? » dit Amandine inquiète

Alors Cers lui avoue : – « Amandine, comment te dire… Oui. C’est bien moi qu’appelle le vieux Jules, car c’est moi Cers le Vent.  Depuis que je t’ai rencontrée, je n’ai plus soufflé de bourrasque, j’ai laissé tomber mon ouvrage.

Jules a raison, j’y pense déjà depuis plusieurs jours mais je n’ai pas eu le courage de te laisser. Les gens ont besoin de moi, Marin les rend fous, il pourrit tout, il bloque tout»

Amandine comprend: – « Mon père dit que c’est la Crise, que tant que le Cers ne souffle pas à nouveau, la vie ne reviendra pas comme avant… Mais, c’est toi Cers, LE Cers ? Et  moi qui te retiens sans le savoir ! Je t’attendrai mais pars mon Cers, lève-toi de toutes tes forces, rends-nous le soleil, rends-nous le sourire, rends-nous le bon air, sain et sec, rends-nous la richesse»

 

Et c’est ainsi que depuis, le CERS souffle, souffle, souffle…, liant les êtres et la nature, asséchant les cultures, assainissant les maisons, faisant circuler les graines et les échanges, augmentant la richesse, dans son souffle maîtrisé ;

Et c’est ainsi que le CERS, c’est maintenant aussi notre Monnaie Locale du Narbonnais, circulant, circulant, circulant…, liant ensemble les habitants du Grand Narbonne, stimulant leurs échanges , favorisant leur savoir et savoir-faire locaux, leur apportant richesse et abondance.

 

Données sur l’historique et histoire du vent CERS (internet)

http://www.midilibre.fr/2011/09/03/le-cers-un-vent-tres-sain,381233.php

« OUVEILLAN : M. Michel Bourzeix, directeur de recherches honoraire à l’INRA nous fait part de quelques informations sur le cers, le plus ancien nom de vent de France…

S’il pouvait parler, le Cers vous dirait qu’il chasse les nuages, donc la pluie, et induit un ensoleillement record, et qu’il est donc très sain. Dans la moitié ouest du Languedoc Roussillon et notamment au bord du golfe du Lion, le cers régente ce climat si lumineux et la vie elle-même. Les arbres penchent vers l’Est, la nature indique la direction exacte du cers : d’Ouest en Est. Les anciennes habitations, tournent le dos au cers, ce qui permet des économies de chauffage et de climatisation. Généralement les façades, les grandes ouvertures, terrasses, piscines, cours, gazons et jardins sont soigneusement aménagés à l’Est.

À l’abri du cers, le cadre de vie est très agréable. Le cers n’est pas une tramontane, mais au contraire, un vent de plaine, il passe entre le Massif central et les Pyrénées par le seuil de Naurouze. Sur le Golfe du Lion, il n’y a aucun vent du Nord, seul le cers vient de l’intérieur des terres. Les Romains avaient édifié un temple dédié au Dieu Circius (nom latin du cers) sur les hauteurs de St Cyr, à la limite des communes d’Ouveillan et de Sallèles-d’Aude. Il apparaît que ce temple se situait à l’épicentre de la zone la plus ensoleillée de France… »

 

http://www.wiki-narbonne.fr/index.php?title=Cers_et_Marin :

Cers et Marin

  • La plaine de Narbonne est toute entière soumise au climat méditerranéen : étés chauds, hivers doux, pluies faibles mais brusques.
  • Si le CERS est le vent dominant à Narbonne, le MARIN fait lui sentir ses effets négatifs.
  • Notre terre souffre de vents rageurs : Le Marin (Sud) apporte des pluies jusqu’aux Corbières Le Cers (nord, nord-ouest) souffle deux fois plus.
  • Notre région est ventée et ce tout au long de l’année. Le vent qui souffle le plus est le CERS, également appelé TRAMONTANE.
  • Le MARIN ou MARINAS souffle également quand le ciel s’assombrit. Le Marin quelquefois souffle de l’Est, et est alors appelé le GREC , d’autres fois il souffle du sud-ouest et on le nomme BARDANIS
  • Le Cers est une divinité symbolique dont Pline le Jeune a dit « C’est le vent le plus célèbre de la Narbonnaise ; il ne cède à aucun autre en violence. » Les Romains avaient édifié à Narbo un temple à Circius.

Le Vent et la Santé

  • Au milieu du 19ème siècle, un docteur narbonnais, Louis de Martin, écrivit à propos des influences des vents narbonnais sur la santé des habitants de la ville : « Pendant l’Antiquité, le CERS était le vent le plus connu pour sa violence dans la province narbonnaise. Les Romains le considéraient comme une divinité . Ils étaient sûrs qu’il permettait de corriger l’humidité et d’assainir l’air. La salubrité de la ville de Narbonne, entourée d’étangs, était due au CERS. Pour cela, ils avaient bâti un Temple à la gloire du dieu Circius. Ils lui faisaient des sacrifices alors qu’il avait déraciné des arbres et emporté les toitures, car ils considéraient que plus il était violent, plus il purifiait l’air. « 
  • Si le CERS est le vent dominant à Narbonne, le MARIN fait lui sentir ses effets négatifs. Quand il souffle plus d’un jour en continu, l’air respiré à Narbonne devient très humide. Quand il se calme, l’atmosphère devient lourde. Les murs, les pierres se couvrent de sueur, les pavés des rues s’humidifient, les bois se gonflent, les vapeurs d’eau se condensent sur les vitres, les viandes périssent. Hommes et bêtes s’affaiblissent ; bouger devient malaisé.

http://encyclopedie.arbre-celtique.com/circius-3459.htm

Circius – Ancien nom du mistral que nous retrouvons sur quelques textes antiques (Sénèque, Pline, Aulu-Gelle). Il n’existe aucun monument, ni aucune attestation épigraphique. Seul le texte de Sénèque nous indique que les Gaulois « lui rendent grâce », et que le « divin Auguste » lui dédia un temple en Narbonnaise. Son nom basé sur *circo– signifie : l’impétueux.

Sénèque, Questions naturelles, XVII, 5: « Ces vents ne prennent pas leur essor dans les extrémités latérales du monde: l’atabulus désole l’Apulie; l’iapyx, la Calabre; le sciron, Athènes; le crageus, la Pamphylie; le circius, la Gaule. Bien que ce dernier ébranle les maisons, les habitants lui rendent grâces, car ils lui attribuent la salubrité de leur climat. En tout cas, le divin Auguste, pendant le séjour qu’il fit en Gaule, lui voua et lui dédia un temple.« 

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